Ingénieur général des Mines — écologie scientifique, IA, géomatique, territoires et vivant
Observer→Comprendre→Relier→Cartographier→Agir
🏛️ institutionnel🤝 associatif🔭 naturaliste
Je suis Frédéric Pallu, ingénieur général des Mines, chargé de mission sur le développement économique et stratégique d'IMT Atlantique à Nantes. Au CNET puis à France Télécom R&D, j'ai été maître d'œuvre de la migration des Pages Jaunes sur l'Internet, assuré le suivi technique du moteur de recherche Voilà et cosigné plusieurs brevets. Commissaire au redressement productif (2012-2013), j'ai rejoint en 2013 l'École des Mines de Nantes, devenue IMT Atlantique, où j'ai rédigé la politique biodiversité. Formé en écologie scientifique à l'Université de Lorraine (DU) et à Aix-Marseille Université (DESU).
Présentation
Ingénieur général des Mines1, formé en écologie scientifique, j’articule les systèmes techniques (énergie, numérique, aménagement) avec la fragilité des écosystèmes.
J’utilise les données, l’IA et la géomatique comme des outils d’enquête : objectiver les situations, faire apparaître les relations entre milieux, usages et décisions, puis appuyer des choix publics plus robustes face à la crise écologique.
D'où je parle
Aucun regard n'est neutre : par souci d'honnêteté, je précise depuis quelle position j'observe, je cartographie et je publie. Ce cadre explicite tout ce qui suit.
Position — ingénieur général des Mines à IMT Atlantique : un capital institutionnel qui ouvre des portes, sans garantie de neutralité.
Trajectoire — spéléologue à l'adolescence, naturaliste de terrain et géomaticien : une connaissance d'abord forgée en marchant et en regardant.
Territoire — Pays de la Loire, métropole nantaise, quelques sites précis (Champ de Manœuvre, campus) : des lieux concrets plutôt qu'une « nature » abstraite.
Outils — iNaturalist, QGIS, IA, données ouvertes : des instruments qui sélectionnent ce que je vois et comment je le vois.
Intention — documenter l'état du vivant et éclairer les débats publics qui le concernent : je parle depuis une position située et assumée.
Limites — je ne suis pas un habitant historique de ces lieux et je les connais surtout par la donnée ; mes angles morts probables : savoirs vernaculaires, visions globales et vivant ordinaire.
Ce qui me distingue
Le terrain d'abord — spéléologie d'exploration en Haute-Savoie dès seize ans, jusqu'au Gouffre Jean-Bernard, qui fut record mondial de profondeur.
Les débuts du web — maîtrise d'œuvre de la migration des Pages Jaunes sur l'Internet, puis suivi technique de Voilà, parmi les premiers moteurs de recherche et portails web français.
L'action publique territoriale — développement économique, médiation de la sous-traitance, réindustrialisation et redressement productif.
La transformation écologique — reprise d'études en écologie scientifique et construction d'une politique biodiversité fondée sur des protocoles, des partenariats et des résultats mesurables.
La pratique naturaliste de terrain — plus de 8 600 observations opportunistes publiées sur iNaturalist et, distinctement, la participation à quatre protocoles standardisés (STERF, PROPAGE, POPReptile, Comptage national des oiseaux des jardins), dont les relevés sont saisis sur les plateformes dédiées à ces protocoles, et non sur iNaturalist, ainsi que la publication de données ouvertes et vérifiables sur des sites concernés par des projets d'aménagement.
Ces cinq registres ne sont pas des ruptures successives : ils reposent depuis l'origine sur le même intérêt pour les systèmes complexes, les signaux faibles et les outils permettant d'en produire une lecture rigoureuse.
Parcours
Spéléologie et terrain
J'entre dans les réseaux souterrains de Haute-Savoie à seize ans, avec le Groupe Spéléologique Vulcain — aux côtés de Pierre Rias, pionnier de la spéléologie française à qui je dois cette initiation. Mon nom figure, pour un rôle modeste, dans la liste des explorateurs du Gouffre Jean-Bernard — un système karstique de plus de 30 kilomètres pour 1 610 mètres de dénivellation, qui fut record mondial de profondeur.2
« Frédéric Pallu, dit Fred, est un jeune de seize ans qui a la "frite". Il nous rejoint, seul, le lendemain. C'est la première fois qu'il monte au chalet, mais le chemin est plus qu'évident. Pourtant, surpris par la nuit, il tourne à droite avant le refuge et s'engage dans les barres rocheuses. Sagement, il sort une corde de son sac et finira sa nuit… attaché à un arbre. »
— Le Gouffre Jean-Bernard, −1602 m, Groupe Spéléologique Vulcain, Editions GAP, 1991, ISBN 2741700311, p. 62.
« Fred [Pallu] et Filou [Philippe Lavabre] engagent une compétition à qui montera la charge la plus lourde — on les verra sur le sentier avec des charges de plus de quarante kilos et une carotte au bout d'une perche pour se donner du courage. »
— Ibid., p. 66.
1981–1989
Je suis une formation de programmeur au CESI en 1981-1982 — quatre mois de formation, pas de bac en poche, entrée directe dans le monde du travail. Je poursuis au CNAM en cours du soir, tout en travaillant à temps plein, jusqu’au diplôme de premier cycle technique, spécialité Informatique d’entreprise, obtenu en 1989. Entre-temps : service national comme radio à skis dans une section de renseignement (éclaireurs skieurs) — une spécialité exigeante physiquement, mais aussi en termes d’autonomie et de résistance à la pression.
En 1987-1988, je mesure les débits de la basse vallée du Rhône pour optimiser les éclusées des barrages EDF — mon premier travail sur les compromis entre énergie et écosystèmes, que je prolonge par un Diplôme d’Université des métiers de l’eau à l’Université Claude Bernard Lyon 1.
Dans le même temps, je suis admis au cycle préparatoire au concours interne de l’École nationale d’administration, que je mène à son terme, puis suis déclaré admissible en 2000. Dans le prolongement de ces responsabilités, je complète mon parcours par une formation en management à l’ESSEC, dans le cadre de France Télécom.
2000–2007
De 2000 à 2007, expert senior à France Télécom R&D. Parmi les principales missions : pilotage technique du chantier transverse TALK, l'un des dix programmes stratégiques de convergence fixe–mobile–Internet menés conjointement entre France Télécom, Orange et Wanadoo, sous le pilotage du PDG de l'époque, Michel Bon.
Le chantier TALK portait sur l'intégration des technologies vocales pour le pilotage des applications et la restitution vocale d'informations — un programme qui prolongeait, dans une logique de convergence des réseaux, les travaux antérieurs sur les interfaces d'accès et les moteurs de traitement du langage.
Ce travail sur les systèmes d’information me conduit progressivement vers des responsabilités publiques, où les enjeux deviennent territoriaux, économiques et humains.
En 2007-2008, après sélection par concours, je suis ingénieur-élève du Corps des Télécommunications en formation à Télécom Paris. Je prends mon premier poste à Nantes en septembre 2008. Chargé de mission développement économique et innovation auprès des préfets de région des Pays de la Loire. Médiateur régional des relations inter-entreprises industrielles et de la sous-traitance pour les Pays de la Loire (2010-2011).4 En mars 2012, nommé commissaire à la réindustrialisation auprès du préfet de la région Pays de la Loire ; en juillet 2012, nommé commissaire au redressement productif pour la même région, l'un des six anciens commissaires à la réindustrialisation retenus parmi les vingt-deux (2012-2013). Accompagnement des entreprises industrielles en difficulté.5 En 2012-2013, auditeur de la 65e session nationale « Politique de défense » de l’Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN).6 Sensibilisation intensive aux enjeux stratégiques, de défense et de souveraineté nationale.
2013–2020
De 2013 à 2020, directeur des relations avec les entreprises, directeur du fonds de dotation et directeur de l'incubateur de l'École des Mines de Nantes, devenue IMT Atlantique.
Depuis 2021
À partir de 2021, je recentre mon action sur la transformation écologique et sociétale — un axe que je contribue à construire dans la politique institutionnelle de l'école, présentée en Conseil d'École en novembre 2021. Je monte de zéro la politique biodiversité sur trois campus — Brest, Nantes, Rennes — avec des protocoles scientifiques, des partenariats associatifs (Bretagne Vivante, LPO, GRETIA, Fédération des Amis de l'Erdre), des conventions signées, des résultats mesurables.
En parallèle, je m'engage à titre personnel dans ces mêmes associations — LPO, Bretagne Vivante, GRETIA — comme observateur de terrain contribuant aux inventaires et aux suivis régionaux.
J’assure également des interventions d’enseignement auprès des étudiants, en concevant et animant des modules sur les Objectifs de développement durable, les limites planétaires et la biodiversité, fondés sur une approche systémique et des données scientifiques.
Je m'implique, aux côtés des associations naturalistes et environnementalistes, dans des dossiers de préservation de la biodiversité dans de grandes opérations d'urbanisme.
Aujourd’hui
Je mobilise aujourd'hui, pour l'analyse écologique de terrain, des outils d'intelligence artificielle et de géomatique qui prolongent directement les travaux que je menais il y a vingt-cinq ans autour du langage, des données et des systèmes d'information.
Cette démarche s'appuie sur une pratique naturaliste active de terrain : des observations documentées sur iNaturalist, la participation à quatre protocoles nationaux standardisés (papillons, reptiles, oiseaux) et un suivi local des amphibiens sur la ZAC du Champ de Manœuvre à Nantes, site faisant l'objet d'un projet d'aménagement.
Mon approche consiste à articuler observation du vivant, structuration des données, cartographie et analyse spatiale afin de produire des éléments objectivables utiles à la compréhension écologique des territoires et aux débats publics qui les concernent.
En 2025, je me suis également impliqué dans le dialogue citoyen « Faire face aux crises ensemble », organisé par Nantes Métropole, avec une attention particulière portée à la préparation des territoires aux effets directs et indirects de la crise écologique.
Groupe Spéléologique Vulcain, plan du Gouffre Jean-Bernard, compilation Therion du 23 juillet 2025 : longueur 30 017 m, dénivellation 1 610 m. Données topographiques : Topographies-Samoens, licence CC BY-NC-SA 4.0. ↩
France Télécom, Centre de mise en œuvre des concours, concours du 27 mai 1993 : admis au numéro 1 sur une liste d'admission arrêtée à 38. ↩
Médiation des relations inter-entreprises industrielles et de la sous-traitance, Rapport d'activité 2010/2011, annexe 2 « La liste des médiateurs régionaux », p. 43 ; Florence Falvy, « Médiation industrielle : résultat timide dans la région », Le Journal des Entreprises, 6 mai 2011. ↩