Ingénieur général des Mines — écologie scientifique, IA, géomatique, territoires et vivant
Observer→Comprendre→Relier→Cartographier→Agir
🏛️ institutionnel🤝 associatif🔭 naturaliste
Je travaille là où les données, les territoires et le vivant se croisent, pour aider les décideurs publics et les institutions à prendre de meilleures décisions face à la crise écologique, à partir de faits, de cartes et d’indicateurs.
Présentation
Ingénieur général des Mines1, formé en écologie scientifique, j’articule les systèmes techniques (énergie, numérique, aménagement) avec la fragilité des écosystèmes.
J’utilise les données, l’IA et la géomatique comme des outils d’enquête : objectiver les situations, faire apparaître les relations entre milieux, usages et décisions, puis appuyer des choix publics plus robustes face à la crise écologique.
Ce qui me distingue
Le terrain d'abord — spéléologie d'exploration en Haute-Savoie dès seize ans, jusqu'au Gouffre Jean-Bernard, record mondial de profondeur à l'époque.
Les débuts du web — maîtrise d'œuvre technique des Pages Jaunes sur Internet puis de Voilà, parmi les premiers moteurs de recherche et portails web français.
L'action publique territoriale — développement économique, médiation de la sous-traitance, redressement productif, stratégie de défense nationale (IHEDN).
La transformation écologique — reprise d'études en écologie scientifique et construction d'une politique biodiversité fondée sur des protocoles, des partenariats et des résultats mesurables.
La pratique naturaliste de terrain — plus de 8 000 observations publiées sur iNaturalist, participation à des protocoles scientifiques (PROPAGE, POPreptiles, STERF), et production de données utilisées dans des procédures contentieuses d'aménagement.
Ces cinq registres ne sont pas des ruptures successives : ils reposent depuis l'origine sur le même intérêt pour les systèmes complexes, les signaux faibles et les outils permettant d'en produire une lecture rigoureuse.
Parcours
Spéléologie et terrain
J'entre dans les réseaux souterrains de Haute-Savoie à seize ans, avec le Groupe Spéléologique Vulcain — aux côtés de Pierre Rias, pionnier de la spéléologie française à qui je dois cette initiation. Mon nom figure, pour un rôle modeste, dans les listes d'explorateurs et de topographes du Gouffre Jean-Bernard — un système karstique de près de 30 kilomètres, record mondial de profondeur à l'époque.
« Frédéric Pallu, dit Fred, est un jeune de seize ans qui a la "frite". Il nous rejoint, seul, le lendemain. C'est la première fois qu'il monte au chalet, mais le chemin est plus qu'évident. Pourtant, surpris par la nuit, il tourne à droite avant le refuge et s'engage dans les barres rocheuses. Sagement, il sort une corde de son sac et finira sa nuit… attaché à un arbre. »
— Le Gouffre Jean-Bernard, −1602 m, Groupe Spéléologique Vulcain, Editions GAP, 1991, ISBN 2741700311, p. 62.
« Fred [Pallu] et Filou [Philippe Lavabre] engagent une compétition à qui montera la charge la plus lourde — on les verra sur le sentier avec des charges de plus de quarante kilos et une carotte au bout d'une perche pour se donner du courage. »
— Ibid., p. 66.
1981–1988
Je suis une formation de programmeur au CESI en 1981-1982 — quatre mois de formation, pas de bac en poche, entrée directe dans le monde du travail. Je complète au CNAM en cours du soir tout en travaillant en temps plein par ailleurs. Entre les deux : service national comme radio à skis dans une section de renseignement - éclaireurs skieurs - — une spécialité exigeante physiquement, mais aussi en termes d’autonomie et de résistance à la pression.
En 1987-1988, je mesure les débits de la basse vallée du Rhône pour optimiser les éclusées des barrages EDF — mon premier travail sur les compromis entre énergie et écosystèmes, que je prolonge par un Diplôme d’Université des métiers de l’eau à l’Université Claude Bernard Lyon 1.
Dans le même temps, je suis admis au cycle préparatoire au concours interne de l’École nationale d’administration, que je mène à son terme, puis suis déclaré admissible en 2000. Dans le prolongement de ces responsabilités, je complète mon parcours par une formation en management à l’ESSEC, dans le cadre de France Télécom.
2000–2007
De 2000 à 2007, expert senior à France Télécom R&D. Parmi les principales missions : pilotage technique du chantier transverse TALK, l'un des dix programmes stratégiques de convergence fixe–mobile–Internet menés conjointement entre France Télécom, Orange et Wanadoo, sous le pilotage du PDG de l'époque, Michel Bon.
Le chantier TALK portait sur l'intégration des technologies vocales pour le pilotage des applications et la restitution vocale d'informations — un programme qui prolongeait, dans une logique de convergence des réseaux, les travaux antérieurs sur les interfaces d'accès et les moteurs de traitement du langage.
Ce travail sur les systèmes d’information me conduit progressivement vers des responsabilités publiques, où les enjeux deviennent territoriaux, économiques et humains.
En 2007-2008, après sélection par concours, je suis ingénieur-élève du Corps des Télécommunications en formation à Télécom Paris. Je prends mon premier poste à Nantes en septembre 2008. Chargé de mission développement économique et innovation auprès des préfets de région des Pays de la Loire. Médiateur de la sous-traitance. Commissaire au redressement productif — accompagnement d’entreprises industrielles en difficulté au niveau régional — nommé par arrêté du Premier ministre, publié au Journal officiel. En 2012-2013, auditeur de la 65e session nationale « Politique de défense » de l’Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN). Sensibilisation intensive aux enjeux stratégiques, de défense et de souveraineté nationale.
2014–2020
De 2014 à 2020, directeur des relations avec les entreprises, directeur du fonds de dotation, responsable de l'incubateur à IMT Atlantique.
Depuis 2021
À partir de 2021, je recentre mon action sur la transformation écologique et sociétale — un axe que je contribue à construire dans la politique institutionnelle de l'école, validée en Conseil d'École en novembre 2021. Je monte de zéro la politique biodiversité sur trois campus — Nantes, Brest, Rennes — avec des protocoles scientifiques, des partenariats associatifs (Bretagne Vivante, LPO, GRETIA, Fédération des Amis de l'Erdre), des conventions signées, des résultats mesurables.
En parallèle, je m'engage à titre personnel dans ces mêmes associations — LPO, Bretagne Vivante, GRETIA — comme observateur de terrain contribuant aux inventaires et aux suivis régionaux.
J’assure également des interventions d’enseignement auprès des étudiants, en concevant et animant des modules sur les Objectifs de développement durable, les limites planétaires et la biodiversité, fondés sur une approche systémique et des données scientifiques.
Réapprentissage en écologie
Je revalide mes fondamentaux en écologie en formation continue : D.U. niveau L3 à l'Université de Lorraine, adossé au laboratoire LIEC, mention Très bien — major de promotion ; D.E.S.U. niveau M1 à Marseille / IMBE, mention Bien.
Je m'implique, aux côtés des associations naturalistes et environnementalistes, dans des dossiers de préservation de la biodiversité dans de grandes opérations d'urbanisme.
Aujourd’hui
Je mobilise aujourd'hui, pour l'analyse écologique de terrain, des outils d'intelligence artificielle et de géomatique qui prolongent directement les travaux que je menais il y a vingt-cinq ans autour du langage, des données et des systèmes d'information.
Cette démarche s'appuie sur une pratique naturaliste active de terrain : près de 8 000 observations documentées sur iNaturalist, ainsi que la participation à plusieurs protocoles de suivi d'amphibiens, d'oiseaux et d'insectes — dont certains sites se trouvent aujourd'hui au cœur de procédures liées à des projets d'aménagement, comme la ZAC du Champ de Manœuvre à Nantes.
Mon approche consiste à articuler observation du vivant, structuration des données, cartographie et analyse spatiale afin de produire des éléments objectivables utiles à la compréhension écologique des territoires et aux débats publics qui les concernent.
En 2025, je me suis également impliqué dans le dialogue citoyen « Faire face aux crises ensemble », organisé par Nantes Métropole, avec une attention particulière portée à la préparation des territoires aux effets directs et indirects de la crise écologique.