Îlots de chaleur sur les trois campus d'IMT Atlantique

L'été 2026 est le plus chaud jamais mesuré en France depuis 1900, avec cinquante-trois jours de vague de chaleur en trois épisodes — contre trente-trois à l'été 2022, le précédent record. Sur les campus de Brest, Nantes et Rennes, un satellite a mesuré la température de chacune de leurs surfaces à chaque passage dégagé, de début mai à la mi-août : quatre épisodes sont cartographiés — la chaleur précoce de fin mai, la vague de juin (à Brest seulement), celle de juillet et celle d'août. Le bâti minéralisé y est constamment plus chaud que les espaces végétalisés. Mais à Nantes et à Rennes, cet écart s'érode au fil de la saison : de 8,7 à 5,5 °C à Nantes, de 6,8 à 3,8 °C à Rennes entre fin mai et mi-août, avec un plancher à 2,8 °C le 12 juillet. Ce n'est pas la chaleur d'un jour qui l'explique, c'est la sécheresse accumulée : une végétation qui a grillé ne transpire plus. À Brest, campus au climat océanique, l'écart ne bouge pas. Le couvert végétal reste une infrastructure de fraîcheur — mais là où le sol s'assèche, elle perd en efficacité au fil de l'été, exactement quand on en a le plus besoin.

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